Accueil > Objets mobiliers > LES DALLES FUNÉRAIRES

Objets mobiliers

Les dalles funéraires

Détail de la dalle funéraire de Michel Le Sayne (décédé en 1337)

et de son épouse Marie, montrant Abraham et quatre anges





Les nombreuses dalles funéraires montrent des personnages ayant vécu du XIIIe au XVIIe siècles. Le dessin, généralement très sobre et élégant, témoigne d’une maîtrise exceptionnelle. Le décor et les inscriptions ont été incisés dans la pierre et les creux parfois remplis de plomb ou d’enduit de mortier coloré.

Les dalles ont été utilisées comme simple pavage après la Révolution ; deux cents ans plus tard, elles continuent d’être usées par les pas des fidèles et des visiteurs dans les allées.
Les plus remarquables d’entre elles ont été toutefois relevées, dans le déambulatoire et à l’extérieur du collatéral sud.

Les dalles du chœur

Dans le déambulatoire sud, une très grande dalle a été redressée contre la pile du chœur. On y voit Eudeline Chaubrant et ses deux filles, décédées respectivement en 1314, 1328 et 1338. Au-dessus des arcatures richement décorées de rosaces, Abraham, entouré de trois anges portant des couronnes et des encensoirs, accueille leurs âmes. Dans la partie basse figure une scène de funérailles.

Contre la même pile est appuyée la partie supérieure abondamment ornée de la dalle de Michel Le Sayne (décédé en 1337) et de son épouse Marie (décédée en 1346).
Près de l’entrée de la chapelle Saint-Louis se dresse celle de Jacques de Karquensay, chevalier breton (décédé en 1544).

Dans le déambulatoire nord, contre la pile du chœur, on trouvera les dalles du chapelain Raoul (décédé en 1287) et ses parents, Jacquier Fournier de Vilain et dame Flore, et de Thierry de Machault (décédé en 1281) et son épouse, dont le nom n’est plus lisible (décédée en 1263).

A l’entrée de la chapelle Saint-Joseph, quatre moines priant apparaissent sur les côtés de la dalle d’un prêtre dont le nom est effacé (décédé en 1304).

La dalle contiguë est celle d’un autre prêtre anonyme et remonte à 1280 environ.
Près de lui, le chanoine Jehan Berthemyn, dit de Capa (décédé en 1497), est en prière devant saint Etienne, patron de la cathédrale. Ces trois dalles montrent l’évolution du décor et du rendu des personnages sur trois siècles.

Les dalles du transept et de la nef

Dans le croisillon sud, remarquons l’effigie d’une certaine Alix, datée de la fin du XIIIe siècle.
A l’entrée du collatéral nord, du côté du transept, on peut admirer la dalle du chanoine, Guillaume de Daimville (décédé en 1303), qu’il a été possible d’identifier bien que son nom soit aujourd’hui effacé.

Dans la troisième travée de la nef, près du pilier nord, figure Philippe de Thomassin, chevalier et vidame de Châlons-en-Champagne (décédé en 1608).

A cheval sur les travées VII, VIII du collatéral sud se voit la dalle de Michel Le Papelart (décédé en 1258), qui avait fait construire la chapelle, le dortoir, l’infirmerie et la cuisine du couvent des Dominicains, bâtiments aujourd’hui détruits ; il tient dans ses mains une petite chapelle, qui rappelle son don le plus important.


 

Rubrique suivante : Les peintures et les sculptures