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Extérieur

La façade occidentale

Façade occidentale

construite dans le style baroque au début du XVIIe siècle





La façade occidentale a été élevée de 1628 à 1634, sur les dessins de l’architecte Claude Monnart, qui s’est inspiré de la façade de l’église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, partiellement construite par lui derrière l’hôtel de ville de Paris.

Elle se compose d’un avant-corps central à trois niveaux et de deux ailes à deux niveaux seulement. Chaque niveau est séparé du suivant par une balustrade ajourée, qui se prolonge sur toute la façade, épaississant la ligne horizontale constituée par l'entablement.

Le rez-de-chaussée

L’avant-corps central est formé, au rez-de-chaussée, de colonnes isolées encadrant un portail rectangulaire dont le tympan, qui représentait le martyre de saint Etienne, a été martelé pendant la Révolution.
Les ailes sont décorées de pilastres d’ordre corinthien et percées de portes rectangulaires que surmontent des fenêtres à meneau dans le style de la Renaissance.

Le premier étage

Le premier étage reprend le même agencement de colonnes et de pilastres.
Le corps central est percé d’une rose - concession faite au style gothique - conçue pour être vue de l’intérieur afin de conserver son unité au monument, mais que les grandes orgues masquent depuis le XIXe siècle.

Son réseau, bien qu’inspiré de la rose sud de Notre-Dame de Paris - grands fuseaux rayonnant depuis un œil central et séparés de la circonférence par des motifs curvilignes -, est traité dans le goût du début du XVIIe siècle.

La rose est entourée d’un décor de cuirs découpés et surmontée de drapés. Chacune des ailes latérales est creusée d’une niche, laissée vide depuis 1794.

Le troisième niveau

Moins monumental que les autres, le troisième niveau est formé d’un grand fronton cintré à ailerons. La Révolution ne nous a laissé que les moitiés inférieures des statues des quatre évangélistes - Jean, Marc, Matthieu et Luc - qui le surmontaient.

 


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